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REGISTRES DU BUREAU
qu'il vous plaist de nous faire par vostre lettre, vous suppliant aussy trés humblement de vouloir main­tenir et entretenir le Roy en ceste bonne volunté qu'il luy a pleu prandre de nous pour si petit service que nous luy pourrions avoir faict, qui ne seroit jamais revenir à ce que nous luy debvons et en ce que nous luy sommes tenuz et obligez.
[i553]
Monseigneur,
"Nousprirons Nostre Createur qu'il vous doint sa grace et en santé bonne vye et longue.
"De Paris, le vin0 jour d'Aoust m v° lui'1'.
"Vos trés humbles serviteurs,
«Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Parisd."
CCCLVI. — Lettres au Roy.
8 août 1553. (B fol. ig4 r°.) W
Sire,
nous avons ayde et faict asseoir la premiere pierre du boullevert, près les Celestins '5', laquelle nous avons vouée et dédiée comme tout le demeurant de l'œuvre à Dieu et à vous, Sire.
"Touchant ce qui reste de la'6' somme de troys cens mil livres, nous y ferons tout ce qu'il nous sera possible, ainsy comme avons faict jusques à present; mais les deniers sont mal aisez à recepvoir. Sire,
"Nous prirons Nostre Createurqu'il vous doint sa grace et en parfaitte santé trés longue et trés heu­reuse vye.
"Voz trés humbles et trés obéissants subjects et serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris.
«De Paris, ce viue jour d'Aoust mil vc lui '7>. "
Lettres au Roy.
(B fol. 197 r°.)
Nous vous remercions trés humblement, Sire, de la bonne opinion qu'il vous plaist avoir de nous telle qu'elle est portée par vostred. lettre, et supplions le Createur nous y voulloir maintenir, esperans avecques son ayde faire que vous n'aurez occasion dc dimi­nuer la bonne opinion que avez de nous. Nous serons vigilans, soigneux et diligens pour le recouvrement de ce qu'il reste de la somme de troys cents mil livres, chose touteffois que il est fort mal aisée poul­le temps de ceste saison.
"Lejour d'hier, sur les sept heures du soir, nous avons receu vostre letlre donnée à Offemont le jour preceddent '*', par laquelle nous avons entendu le contentement qu'il vous a pleu et plaist de prandre de tant petit service que nous vous avons peu faire pour le faict de la fortification de ceste ville, et comme vous avez deliberé de nous faire bientost en­tendre vostre intention sur les remonstrances que nous estions et sommes chargez vous faire. Le plus grant heur que nous puissions avoir en la charge que nous avons, et laquelle il vous a pleu nous donner et commettre, est de povoir faire chose qui vous soit aggreable et de laquelle vous puissiez re­cepvoir contentement.
"Ce mesme jour, sur les deux heures de relevée,
CCCLVII.
8 août 1553.
Sire,
"Nous avons receu vostre lettre donnée, à Offe­mont le vie de ce moys '"', qui nous fust presentée le jour d'hier, par laquelle nous sommes et avons esté delivrez d'une merveilleusement grande peur en laquelle nous estions, sur ce que l'on nous faisoit entendre que vous estiez fort mal content de nous pour n'avoir faict nostre debvoir au faict de la for­tification par vous ordonnée estre faicte en ceste ville.
O Au Registre : le ir 11'jour; ce qui est une erreur évidente et facilement rectifiée d'après le début mème de cette lettre.
(2) Le Registre donne ensuite les Lettres à Monseigneur l'Admiral, datées du 4 août, ci-dessus art. CCCXLVIII; puis les docu­ments cotés CCCLX, CCCL à CCCLIII, CCCLVI, CCCXLIX, CCCLIV, CCCLVII et CCCLVIII.
(3' Au Registre, ces Lettres font suite à celles du Cardinal de Lorraine : ci-dessus art. CCCLIII.
C') Article ci-dessus CCCLII.
(s) Mention de cette cérémonie a été faite ci-dessus art. CCCLI.— "Les Celestins" : sur la position topographique de ce monastère, voyez page i5o, note 1.
(-' Après ce mot qui termine le folio ig4 r°, Ie texte so continue au folio 195 v°, l'intervalle de deux pages restant en blanc.
C Au Registre : ce rn' jour. — Viennent ecsuite au Registre les documents cotés ci-dessus CCCXLIX et CCCLIV.